9 juin 2013

L'épée

Mes travaux ont débuté avec la tombe S.449 comme référence car le mobilier est simple et non luxueux, mais aucun armement n'y était présent.

Souhaitant, pour le plaisir, reconstituer un guerrier armé j'ai par la suite inclus d'autres éléments à ma panoplie, comme une épée et un scramasaxe. Mon costume pourra ainsi comporter deux facettes : une version sans armes, conforme au mobilier de la tombe S.449 ; et une version armée à but simplement ludique.

L'épée de la tombe S.425 :

La nécropole de la Grande Oye a livré trois épées : celle de la tombe S.293 (sépulture d'un jeune adulte, au dépôt le plus riche de la nécropole), celle de la tombe S.441 (sépulture d'un homme, épée très décorée), et celle de la tombe S.425 (sépulture d'un homme adulte âgé).

L'épée de la tombe S.425 a été choisie pour sa datation au début du VIIeme siècle, afin de conserver un ensemble d'artefacts cohérant temporellement.

" La nécropole mérovingienne de la Grande Oye à Doubs - VIeme VIIeme siècle après J.C. - Jean-Pierre Urlacher ; Françoise Passard ; Sophie Manfredi-Gizard - Mémoires de l'association française d'archéologie mérovingienne Tome X - 1998 "- page 400

La planche suivante présente les propositions de restitution des baudriers des trois épées découvertes à Doubs. Le baudrier de la tombe S.425 se trouve en bas à gauche.

" La nécropole mérovingienne de la Grande Oye à Doubs - VIeme VIIeme siècle après J.C. - Jean-Pierre Urlacher ; Françoise Passard ; Sophie Manfredi-Gizard - Mémoires de l'association française d'archéologie mérovingienne Tome X - 1998 "- page 67

L'épée dans son fourreau :





L'épée de la tombe S.425 présentait des traces de son fourreau de bois et de cuir. Aucune pièce métallique (entrée de fourreau ou bouterolle) n'a été retrouvée. 

Le baudrier - premier test :


Plaque-boucle inspirée de la bouclerie du baudrier d'épée de la tombe S.425 (planche 51 figures 3 & 4)
Plaques en fer réalisées à la lime (planche 51 figures 3b, 12, & 11)



Inspirations :

"Les Francs" - Patrick Périn ; Laure-Charlotte Feffer ; Armand Colin

" La nécropole mérovingienne de la Grande Oye à Doubs - VIeme VIIeme siècle après J.C. - Jean-Pierre Urlacher ; Françoise Passard ; Sophie Manfredi-Gizard - Mémoires de l'association française d'archéologie mérovingienne Tome X - 1998 "- page 67

La question qui se pose après ce premier test : est-ce que l'hypothèse du baudrier qui se porte en ceinture est réaliste pour cette époque, ou bien doit-on se diriger vers un montage porté en bandoulière ? 

Avec le type de montage décrit par le croquis de "La nécropole mérovingienne de la Grande Oye à Doubs" il est possible de l'adapter au port en bandoulière en rallongeant la lanière principale.

Cette solution sera probablement essayée elle aussi plus tard.


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