15 mars 2018
Baudrier et fourreau d'épée - 3eme version
Toujours d'après les données archéologiques de la tombe S.425 de la nécropole mérovingienne de la Grande Oye.
26 janv. 2016
15 août 2015
Projet de bouclier VIeme-VIIeme siècle
Dans le cadre de la reconstitution du costume d'un guerrier mérovingien de la vallée du Doubs entre 580 et 620 après J.C. je développe le projet de lui adjoindre un bouclier.
Dans la nécropole de la Grande Oye - ma principale source d'inspiration - aucun umbo ou manipule de bouclier n'a été retrouvé. Par contre plusieurs exemplaires ont été découverts dans la nécropole mérovingienne des Champs Traversains à Saint-Vit, qui lui est contemporaine.
Ces umbos ont le style typiquement Franc du VIeme siècle, avec calotte arrondie, bouton sommital, et goulot d'étranglement à la base.
Reste à résoudre la question de la forme du bouclier.
Une chose est sûre : les textes et les enluminures / gravures / bas-reliefs du Haut Moyen-Âge nous indiquent que les mérovingiens combattaient avec des boucliers ronds. Mais ronds plats ou ronds lenticulaires ?
De nombreux manipules en fer, comme celui présent ci-dessus et retrouvé à Saint-Vit, sont plats et indiquent donc un bouclier plat. Par contre quelques exemplaires (comme celui de la photo) indiqueraient plutôt la présence d'un bouclier lenticulaire.
On sait que la forme lenticulaire était utilisée (et fabriquée) par les Romains. Les Germains, eux, construisaient traditionnellement des boucliers ronds et plats.
De nombreux indices nous laissent penser qu'à l'époque mérovingienne la majorité des boucliers étaient plats, mais que quelques lenticulaires ont co-existé. Destinés à l'aristocratie en souvenir des traditions romaines...?
Je compte donc en réaliser un plat (déjà construit, il reste à le peindre), et un lenticulaire.
Ils seront ensuite peints sur les deux faces afin de protéger les matériaux de l'humidité.
La question des motifs apparait donc...
Aujourd'hui rien ne nous permet de faire une quelconque hypothèse sur le type de motifs qui pouvaient orner les boucliers mérovingiens. Il nous reste l'inspiration du monde romain de l'antiquité tardive, notamment la Notitia Dignitatum qui décrit par le menu les différentes légions qui composent l'armée impériale au IVeme siècle ainsi que leurs épisèmes (simplifiés).
Je dispose donc du motif qui ornait, au IVeme siècle, les boucliers des légionnaires présents en Séquanie, dont le Doubs faisait partie. Il peut donc être une bonne base d'inspiration pour le(s) futur(s) bouclier(s) de monsieur S.425...
Dans la nécropole de la Grande Oye - ma principale source d'inspiration - aucun umbo ou manipule de bouclier n'a été retrouvé. Par contre plusieurs exemplaires ont été découverts dans la nécropole mérovingienne des Champs Traversains à Saint-Vit, qui lui est contemporaine.
Ces umbos ont le style typiquement Franc du VIeme siècle, avec calotte arrondie, bouton sommital, et goulot d'étranglement à la base.
| Cet umbo n'est pas originaire de St-Vit mais correspond au style "Franc" décrit plus haut. |
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| Croquis d'un umbo découvert à St-Vit. |
Reste à résoudre la question de la forme du bouclier.
Une chose est sûre : les textes et les enluminures / gravures / bas-reliefs du Haut Moyen-Âge nous indiquent que les mérovingiens combattaient avec des boucliers ronds. Mais ronds plats ou ronds lenticulaires ?
De nombreux manipules en fer, comme celui présent ci-dessus et retrouvé à Saint-Vit, sont plats et indiquent donc un bouclier plat. Par contre quelques exemplaires (comme celui de la photo) indiqueraient plutôt la présence d'un bouclier lenticulaire.
On sait que la forme lenticulaire était utilisée (et fabriquée) par les Romains. Les Germains, eux, construisaient traditionnellement des boucliers ronds et plats.
De nombreux indices nous laissent penser qu'à l'époque mérovingienne la majorité des boucliers étaient plats, mais que quelques lenticulaires ont co-existé. Destinés à l'aristocratie en souvenir des traditions romaines...?
Je compte donc en réaliser un plat (déjà construit, il reste à le peindre), et un lenticulaire.
Ils seront ensuite peints sur les deux faces afin de protéger les matériaux de l'humidité.
La question des motifs apparait donc...
Aujourd'hui rien ne nous permet de faire une quelconque hypothèse sur le type de motifs qui pouvaient orner les boucliers mérovingiens. Il nous reste l'inspiration du monde romain de l'antiquité tardive, notamment la Notitia Dignitatum qui décrit par le menu les différentes légions qui composent l'armée impériale au IVeme siècle ainsi que leurs épisèmes (simplifiés).
Je dispose donc du motif qui ornait, au IVeme siècle, les boucliers des légionnaires présents en Séquanie, dont le Doubs faisait partie. Il peut donc être une bonne base d'inspiration pour le(s) futur(s) bouclier(s) de monsieur S.425...
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| Notitia Dignitatum - Séquanie |
2 juil. 2015
1 mai 2015
L'aumonière - seconde restitution du fermoir
Le précédent fermoir s'inspire des nombreux fermoirs à têtes de chevaux, celui de Doubs ayant été retrouvé dans un état très dégradé.
Cependant après la consultation de la "Chronologie normalisée" de Périn, Legoux & Vallet, il s'avère qu'un modèle très simple, en fer forgé (comme celui de Doubs), s'en rapproche bien plus vraisemblablement.
Un exemplaire de ce type de fermoir simple est exposé au Musée d'Archéologie Nationale de Saint-Germain-en-Laye :
| (Crédit photo : Alexander Van Hetland) |
| Nouvelle version du fermoir d'aumonière S.449 |
20 mai 2014
Nouveau fourreau & baudrier
Nouveau fourreau : étape I
Partie interne du fourreau, en contact avec la lame : cuir tanné végétal + peau de renard.
Les restes de fourreaux analysés à Doubs présentent en effet une structure en trois couches : cuir / bois / cuir.
Cette enveloppe sera donc ensuite encollée et enserrée entre de fines plaquettes de peuplier constituant le fourreau, le tout enfin habillé d'un cuir extérieur décoré (des traces de chevrons ont été observées sur le fourreau de la tombe S.425 mais n'ont pas pu être conservées).
Le choix a été fait de n'utiliser qu'une seule pyramide car que ce soit celle en métal retrouvée à Doubs, ou celle en os retrouvée à St-Vit, ces éléments semblaient avoir été utilisés seuls.
Il existe une pièce de fouille à deux pyramides mais en territoire allaman. Existait-il à ce sujet là une différence entre Francs et Allamans ? Mystère.
Partie interne du fourreau, en contact avec la lame : cuir tanné végétal + peau de renard.
Les restes de fourreaux analysés à Doubs présentent en effet une structure en trois couches : cuir / bois / cuir.
Cette enveloppe sera donc ensuite encollée et enserrée entre de fines plaquettes de peuplier constituant le fourreau, le tout enfin habillé d'un cuir extérieur décoré (des traces de chevrons ont été observées sur le fourreau de la tombe S.425 mais n'ont pas pu être conservées).
Nouveau fourreau étape II :
| La partie interne en cuir + le bloc de peuplier servant à réaliser les plaquettes du fourreau. |
Le fourreau terminé :
Nouveau baudrier :
Les lanières ce cette nouvelle version du baudrier d'épée sont réalisées en cuir de chèvre replié et cousu, en s'inspirant de la méthode de fabrication des ceinturons mérovingiens.
Les pièces métalliques sont reproduites à la main et décorées de petits triangles poinçonnés, comme sur les pièces de fouille.
Mode d'accroche du baudrier au fourreau :
Une solution avec une seule pyramide a été testée. Cette pyramide est réalisée en os, comme le modèle retrouvé à St-Vit. À Doubs une seule pyramide a été retrouvée, en métal damasquiné, mais pas dans la sépulture S.425. Cela n'exclut pas, toutefois, l'existence de pyramides en matériaux périssables (bois ou os).Le choix a été fait de n'utiliser qu'une seule pyramide car que ce soit celle en métal retrouvée à Doubs, ou celle en os retrouvée à St-Vit, ces éléments semblaient avoir été utilisés seuls.
Il existe une pièce de fouille à deux pyramides mais en territoire allaman. Existait-il à ce sujet là une différence entre Francs et Allamans ? Mystère.
Le galon en soie a été posé en réalité pour camoufler l'ancienne position du pontet, trop bas, qui a été rehaussé.
24 janv. 2014
Patronyme de Monsieur S.425
Cette dernière idée n'apporte pas grand-chose au costume, mais depuis longtemps je me posais la question de savoir quel genre de noms pouvaient être portés aux VIeme-VIIeme siècles par un mérovingien.
On se fait à priori, à notre époque, souvent de fausses idées concernant l'héritage germanique des mérovingiens. La réalité de l'époque semble être que la culture romaine a eu une énorme influence en Europe et notamment en Gaule, et beaucoup de noms d'origine germanique se sont retrouvés "romanisés", affublés d'une terminaison en -us.
L'ouvrage "Les Burgondes" de Katalin Escher (éditions Errance) nous apprend tout d'abord que les noms germaniques sont souvent composés de plusieurs éléments "motivés" (: ayant une signification), comme :
Gond- , Gund- , Godo- : "guerre"
God- , Gud- : "bon", ou "dieu"
Bald- et -bald : "hardi"
Vili- : "volonté"
Viti- : "savoir"
Aume- , Aune- , Auni- : "bien, bonheur, chance"
Aude- , Audi- : "biens, richesse"
Hilde- , -hilde : "combat"
Hilpe- : "secours"
Gisla- , Gisl- , -gisl , -gisc , -gisclus , -gisel : "noble enfant", "noble", "otage", "garant", "protégé"
-berga : "protecteur"
-mund : "protecteur"
-velda , -old , -ald , -vald : de "waldan", "régner"
-har : "guerrier", "armée"
Leuba- , -leubus , -leuba : "cher, aimé"
-mer, -mar : "célèbre"
Vulf : "loup"
Frede- , -fried : "paix"
-rik : "puissant"
Sigi- , Sige- , Sege- : "victoire"
Sigis- : "victorieux"
Theod- : "peuple"
Dans le cas du territoire burgonde, des anthroponymes incluant explicitement le nom du peuple burgonde apparaissent peut-être vers le Veme siècle mais sont plutôt utilisés à la fin du VIeme et au VIIeme siècle : Burgondio, Burgondofara.
Quelques noms germaniques du Veme siècle dans les textes : (famille royale et comtes, suivis des variantes graphiques ; Toujours d'après l'ouvrage de Katalin Escher)
Gibica
Godomar (Gondomar, Gundomar)
Gislaharius (Gislahar, Giselher)
Gundaharius (Gundahar, Gundichar, Guntiarios)
Gondioc (Gundioc, Gundiuc)
Hilperic (Chilperic)
Gundobad (Gundebad, Gundefad, Gonduband, Goundoubal)
Godegisel (Godigisil)
Sigismond (Sigismundus, Sigymundus)
Caratene (?)
Chrona
Sedeleuba (Saedeleuba, Sideleuba)
Gislahad (Gisclahad)
Hymnemondus
Abcaris (Abgaris, Abacaris, Abhaaris, Abacaris)
Amgatheus (Agatheus, Angatheus, Angatteus, Angathaeus, Angate)
Andarus (Aldahar, Andahar, Andearius, Andalarius)
Audericus (Audiric)
Aumemundus (Audemund, Aunemund, Audimund)
Aveliemeris (Willemir, Willimir, Villimer, Willimer, Wiliemer)
Avenaharius (Winehar, Vinahar, Vanaharius, Venicarius, Veniarius, Wenaharicus)
Come (Gonie, Gome, Goma, Gomaca)
Coniaricus (Comericius, Comaric, Cogniaria)
Conigasdus (Conglislus, Conegisclus, Cunigisclus, Conigisclus)
Effonis (Offinus, Offones, Ofonninis, Uffunis)
Fastile (Faliste)
Fredemundus
Gundefulsus (Gundeulf, Gondiulf, Guldehulf)
Gundemundus (Godimond, Godemund, Gudemund)
Hildegernus (Heldegernus, Heldigernus, Eldigernus, Hildigernus)
Hildeulfus (Eldeulf, Heldeulf, Hildulf, Heldulf)
Siggonis (Sicconus, Sigconus, Sigonus, Sigone)
Sigisvuldus (Suldus, Sigisuldi, Sigesvulf)
Silvanus
Sunia (Sonia)
Unnanus (Unan, Annani, Agnan, Hunan, Humanus)
Usgildus (Hosgeld, Hosheld, Osgild, Hotgild, Husgild)
Viliemeris (Aiulemer, Willemer, Wallimer)
Vulfia (Wifileus, Wifile, Vulfele, Volfille, Volfilde, Vulfile)
Wadahamer (Walerimus, Walarimus, Valaresme, Walaharis)
Walestus (Waliscus, Walescus, Valiscus, Walesse)
Widemeris (Videmer, Vindimer, Widimer)
Et quelques noms germaniques du VIeme siècle en épigraphie :
Adica ; Arigunde ; Aunigisclus ; Ingildus ; Leudomarus ; Teodemodos ; Theoptecunde ; Agneric(us).
En gras apparaissent ceux qui me semblent intéressants : Hildeulfus (Hildulf) ou Sigisvuldus (Sigesvulf).
Il ne s'agit que de goûts personnels et j'ignore complètement la possibilité pour un guerrier ou un aristocrate mérovingien vivant à Doubs au VIeme-VIIeme siècle d'avoir pu porter un nom pareil...
On se fait à priori, à notre époque, souvent de fausses idées concernant l'héritage germanique des mérovingiens. La réalité de l'époque semble être que la culture romaine a eu une énorme influence en Europe et notamment en Gaule, et beaucoup de noms d'origine germanique se sont retrouvés "romanisés", affublés d'une terminaison en -us.
L'ouvrage "Les Burgondes" de Katalin Escher (éditions Errance) nous apprend tout d'abord que les noms germaniques sont souvent composés de plusieurs éléments "motivés" (: ayant une signification), comme :
Gond- , Gund- , Godo- : "guerre"
God- , Gud- : "bon", ou "dieu"
Bald- et -bald : "hardi"
Vili- : "volonté"
Viti- : "savoir"
Aume- , Aune- , Auni- : "bien, bonheur, chance"
Aude- , Audi- : "biens, richesse"
Hilde- , -hilde : "combat"
Hilpe- : "secours"
Gisla- , Gisl- , -gisl , -gisc , -gisclus , -gisel : "noble enfant", "noble", "otage", "garant", "protégé"
-berga : "protecteur"
-mund : "protecteur"
-velda , -old , -ald , -vald : de "waldan", "régner"
-har : "guerrier", "armée"
Leuba- , -leubus , -leuba : "cher, aimé"
-mer, -mar : "célèbre"
Vulf : "loup"
Frede- , -fried : "paix"
-rik : "puissant"
Sigi- , Sige- , Sege- : "victoire"
Sigis- : "victorieux"
Theod- : "peuple"
Dans le cas du territoire burgonde, des anthroponymes incluant explicitement le nom du peuple burgonde apparaissent peut-être vers le Veme siècle mais sont plutôt utilisés à la fin du VIeme et au VIIeme siècle : Burgondio, Burgondofara.
Quelques noms germaniques du Veme siècle dans les textes : (famille royale et comtes, suivis des variantes graphiques ; Toujours d'après l'ouvrage de Katalin Escher)
Gibica
Godomar (Gondomar, Gundomar)
Gislaharius (Gislahar, Giselher)
Gundaharius (Gundahar, Gundichar, Guntiarios)
Gondioc (Gundioc, Gundiuc)
Hilperic (Chilperic)
Gundobad (Gundebad, Gundefad, Gonduband, Goundoubal)
Godegisel (Godigisil)
Sigismond (Sigismundus, Sigymundus)
Caratene (?)
Chrona
Sedeleuba (Saedeleuba, Sideleuba)
Gislahad (Gisclahad)
Hymnemondus
Abcaris (Abgaris, Abacaris, Abhaaris, Abacaris)
Amgatheus (Agatheus, Angatheus, Angatteus, Angathaeus, Angate)
Andarus (Aldahar, Andahar, Andearius, Andalarius)
Audericus (Audiric)
Aumemundus (Audemund, Aunemund, Audimund)
Aveliemeris (Willemir, Willimir, Villimer, Willimer, Wiliemer)
Avenaharius (Winehar, Vinahar, Vanaharius, Venicarius, Veniarius, Wenaharicus)
Come (Gonie, Gome, Goma, Gomaca)
Coniaricus (Comericius, Comaric, Cogniaria)
Conigasdus (Conglislus, Conegisclus, Cunigisclus, Conigisclus)
Effonis (Offinus, Offones, Ofonninis, Uffunis)
Fastile (Faliste)
Fredemundus
Gundefulsus (Gundeulf, Gondiulf, Guldehulf)
Gundemundus (Godimond, Godemund, Gudemund)
Hildegernus (Heldegernus, Heldigernus, Eldigernus, Hildigernus)
Hildeulfus (Eldeulf, Heldeulf, Hildulf, Heldulf)
Siggonis (Sicconus, Sigconus, Sigonus, Sigone)
Sigisvuldus (Suldus, Sigisuldi, Sigesvulf)
Silvanus
Sunia (Sonia)
Unnanus (Unan, Annani, Agnan, Hunan, Humanus)
Usgildus (Hosgeld, Hosheld, Osgild, Hotgild, Husgild)
Viliemeris (Aiulemer, Willemer, Wallimer)
Vulfia (Wifileus, Wifile, Vulfele, Volfille, Volfilde, Vulfile)
Wadahamer (Walerimus, Walarimus, Valaresme, Walaharis)
Walestus (Waliscus, Walescus, Valiscus, Walesse)
Widemeris (Videmer, Vindimer, Widimer)
Et quelques noms germaniques du VIeme siècle en épigraphie :
Adica ; Arigunde ; Aunigisclus ; Ingildus ; Leudomarus ; Teodemodos ; Theoptecunde ; Agneric(us).
En gras apparaissent ceux qui me semblent intéressants : Hildeulfus (Hildulf) ou Sigisvuldus (Sigesvulf).
Il ne s'agit que de goûts personnels et j'ignore complètement la possibilité pour un guerrier ou un aristocrate mérovingien vivant à Doubs au VIeme-VIIeme siècle d'avoir pu porter un nom pareil...
1 déc. 2013
16 oct. 2013
Broderies décoratives
Bien que rien n'atteste de la présence de broderies sur les vêtements mérovingiens, quelques rares figurations, telles que le plat en métal décoré d'Isola Rizza en Italie (royaume Lombard), laissent présager la présence de motifs sur la tunique.
Beaucoup de reconstituteurs succombent à la tentation d'ornementer leur tunique et, charmé par quelques photos de très beaux costumes brodés, j'ai voulu tester moi aussi une petite décoration.
Ce motif, tiré du décor damasquiné d'une plaque-boucle retrouvée à Doubs, sera présent sur chacune des deux épaules de ma tunique.
15 oct. 2013
Nouvelle épée
Épée réalisée par Heron Armoury.
Ce n'est toujours pas une épée réelle composée sur mesures d'après les restes archéologiques mais une épée "de spectacle" réalisée plus ou moins en série. (Par souci d'économie...)
Toutefois la forme de son pommeau est beaucoup plus proche de la réalité des pommeaux d'épée du VIIeme siècle, et j'ai pu faire personnaliser la longueur de la poignée afin qu'elle fasse pile la taille de ma main, comme sur les modèles d'époque (les réalisateurs d'épées de spectacle ont tendance à faire les poignées beaucoup trop longues).
Ce n'est toujours pas une épée réelle composée sur mesures d'après les restes archéologiques mais une épée "de spectacle" réalisée plus ou moins en série. (Par souci d'économie...)
Toutefois la forme de son pommeau est beaucoup plus proche de la réalité des pommeaux d'épée du VIIeme siècle, et j'ai pu faire personnaliser la longueur de la poignée afin qu'elle fasse pile la taille de ma main, comme sur les modèles d'époque (les réalisateurs d'épées de spectacle ont tendance à faire les poignées beaucoup trop longues).
9 sept. 2013
Le cucullus
Le cucullus est un vêtement d'extérieur utilisé pour travailler ou voyager sous la pluie et les embruns datant de l'époque romaine. De nombreuses représentations en existent, et il est l'ancêtre du chaperon et de l'esclavine.
Plusieurs types de cucullus ont pu exister : certains avec une capuche rabattable assez élaborée, d'autres plus primitifs réalisés de manière beaucoup plus simple. C'est une expérimentation de cucullus simple que j'ai voulu mener ici.
Le morceau de tissu comporte une simple couture sur le devant ouvrant une encolure qui peut être rabattue sur la tête en cas de besoin.
Cependant ce test ne donne pas tout à fait le même effet que sur les images qui m'ont servi d'inspiration :
Ainsi ce cucullus va probablement évoluer par la suite pour tenter de reproduire cet effet de capuche pointure, de "bonnet de lutin", sur le haut de la tête...
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